Le béton est de plus en plus présent dans notre environnement. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs, puisque c’est le premier matériau de construction employé pour bâtir de nouvelles structures.

Aussi, si nous construisons de nouveaux édifices s’est souvent pour en démolir d’autres. Dans ce cadre la démolition des structures  est une activité qui générait pas moins de 1 375 milliards d’euros en 2009 et comptait presque 600 entreprises. Toutefois, ce chiffre est à relativiser à présent notamment du fait des restrictions des dépenses publiques en la matière.

D’ailleurs, au cours des années 2010 et 2011, la tendance du marché de la démolition est orienté à la baisse. Cela s’explique bien sur par la baisse d’activité mais pas seulement. En effet, le nombre d’entreprises sévissant dans ce secteur d’activité ont augmentés.

Mais revenons plus spécifiquement au sous-secteur de la démolition du béton. Les entreprises spécialisées dans cette activité pratiquent également des opérations de sciage et forage du béton. Ainsi, ces entreprises ne dépendent pas que d’une seule activité et peuvent s’en sortir à travers leur polyvalence.

Par ailleurs, ces entreprises segmentent le marché de la démolition suivant plusieurs technique qui s’avèrent être de plus en plus complexes et requièrent souvent la présence en leurs sein de techniciens et ingénieurs hautement qualifiés.

Détaillons de ce fait quelques techniques de démolition partant de la plus simple à la plus complexe.

La principale technique de démolition qui est le plus observée, est la technique dit de démolition à la pince à béton hydraulique. Celle-ci est souvent montée sur des engins de type robots ou pelleteuses auxquels est fixée la pince.

 

 

 

Celle-ci peut atteindre des hauteurs relativement importantes. Ainsi, des immeubles  de moins de 20 mètres peuvent être démolis grâce à cette technique. L’avantage de ces pinces est quelles n’émettent que peu de bruits et vibrations lors de leur utilisation. Elles se produisent également que peu de poussières et opèrent dans un champ d’action assez réduit.

Une autre technique dans le passé très simple était utilisée.  La démolition dite à la boule. Cette technique consistait à pendre une boule d’acier à une grue, est suivant son balancement, celle-ci frappait les structures qui se brisaient. Toutefois, cette technique est interdite en France car la dangerosité de celle-ci est très  importante. En effet, la boule une fois le balancier imprimé ne s’arrête que difficilement aussi l’on a pu voir ces boules d’aciers frapper d’autres bâtiments qui n’étaient destinés à la démolition. Par ailleurs, les débris de maçonnerie sont projetés dans une circonférence très étendue. Ce qui conduit à des désagréments de types accidentels et parfois mortels.

En outre, de part les normes environnementales, les nuisances de toutes sortes se doivent d’être réduites (bruits, poussières, odeurs, etc.) ainsi que de nombreuses autres, de ce fait les techniques de démantèlement du béton se sont modernisés pour répondre à ses règles.

Deux autres méthodes plus complexes et faisant intervenir des spécialistes sont également utilisées notamment dans le cadre de démolition d’habitation (immeuble de grandes hauteurs), château d’eau, cheminées, blockhaus ou encore des constructions industrielles.

La première méthode est appelé technique de démolition aux explosifs. Cette technique consiste par exemple à placer des charges d’explosives sur les piliers de fondations d’un immeuble afin qu’il tombe sur lui-même.

Cette technique est notamment observable pour la démolition de barres HLM construites dans les années 1950 et qui ne répondent plus aux normes en vigueur.

 

 

Les avantages de cette technique sont nombreux, en effet c’est la solution de démolition la plus rapide. C’est également souvent la technique la moins chère au vu de longs chantiers requérant souvent des demandes de prestations additionnelles.

De plus, le béton comme les matériaux les plus fréquemment employés pour la construction de barres ou tours ne présentent pas de caractères toxiques. Ensuite  ceux-ci sont acheminés vers des centres de tri des déchets et peuvent être globalement recyclés.

Par ailleurs c’est la méthode la moins contraignante pour les riverains et les travailleurs exerçant leur métier à proximité du lieu de démolition. D’un point de la sécurité c’est également la solution la plus rassurante.

Il existe tout de même des inconvénients. En effet, il faut évacuer tous les habitants de l’immeuble durant le laps de temps nécessaire à cette démolition. Il faut également trouver des places d’hébergements pour ces personnes qui doivent être relogés. C’est souvent un casse-tête pour les communes pour trouver des hôtels ou des solutions d’habitations pour un grand nombre de personnes. Même si des solutions d’accueil ou d’hébergement sont souvent gérés en amont, il n’est reste pas moins que reconstruire de telles structures sous différentes formes prennent du temps et que les solutions trouvées pour un période courte viennent à se pérenniser.

La deuxième méthode est similaire à la première si ce n’est que celle-ci est exempte d’explosif. Cette technique est appelé vérinage. Elle consiste à effondrer un immeuble sur lui-même. Cette solution de démolition utilise des puissants vérins que l’on place sur un ou deux étages situés à peu prés au milieu de l’édifice. Ceux-ci exercent une forte poussée horizontale qui déplace le centre de gravité de l’immeuble. Celui-ci dés lors se « désaxe » est tombe sur lui-même.

 

 

 

L’avantage principal de cette méthode réside dans le fait que le périmètre de démolition est moins important que suivant la technique des explosifs.

Dans ce cadre, d’ailleurs, le nombre de personnes évacuées habitant à proximité du lieu de la démolition est moins important. En effet, comparativement à une solution de démolition par explosif, le souffle de l’explosion ne pas lieu.  Par ailleurs, l’utilisation de cette solution de démolition démontre que les poussières et débris engendrés se propagent peu. Aussi, il est plus aisé de déblayer ces déchets. De ce fait, les travaux de déblaiement sont raccourcis induisant un coût global de cette opération peu élevé.

Par ailleurs, suivant cette méthode ont peu remarqué qu’il n’y a quasiment pas de nuisances sonores, vibratoires ou de chocs importants.

 

 

 

 

 

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